Rechercher
  • Margaux Montocchio

Moi devenue mère.


Ça c’est moi.

Mais pas n’importe quelle moi, pas n’importe quelle Margaux, pas n’importe quelle femme. Ça c’est moi qui viens de devenir maman il y a tout juste 10 jours. C’était le jour de ma première sortie après mon premier accouchement. Dans mes bras ce tout petit être, cette fille que j’ai portée en moi neuf mois durant, cette enfant que mon corps, à lui tout seul, indépendamment de ma volonté, a créé, fabriqué, jour après jour, cellule après cellule.

Je ne réalisais pas encore dans quelle aventure je m’étais lancée, ce qui m’attendais sur la route, cela ne faisait que 10 jours... Cette enfant que j’ai mise au monde et qui m’a fait naître mère m’a inlassablement fait comprendre et payer chacune de mes fausses directions. L’expérience s’est avérée pénible, éprouvante, tumultueuse, si difficile parfois. Une responsabilité comme on n’en a jamais connu, une préoccupation prenante, une charge mentale qui ne vous quitte plus. Mais tellement enrichissante aussi, émouvante et surtout un amour dont on ne se souvenait pas… Hautes doses de pur inattendu.


C’était il y à presque 5 ans et cette femme sur la photo n’est clairement plus moi.L’expérience de la maternité m’a profondément transformée et m’a appris tant de choses.


Je me souviens parfaitement de l'instant précis où j’ai cessé de voir la maternité comme une charge mais plutôt comme une incroyable opportunité d’épanouissement. J’étais en train de faire la vaisselle dans ma chambre de bonne parisienne. J’avais à cette époque de nombreuses réflexions sur la maternité. Je me disais que cela devait être une expérience incroyable et transcendante et qui demeure à la fois d’une telle banalité… Je ne comprenais pas pourquoi personne n’en parlais d’avantage… Une femme qui porte un enfant et dont le corps le fait naitre! Il semblerait que nous en ayons oublié la magie. Oui, c'est ca! Les femmes sont des magiciennes!


C’est peut être pour tout ca qu’aujourd’hui je souhaite parler de l’expérience de la maternité dans sa globalité. Les merveilles mais aussi les difficultés, l’enfer qu’on visite un peu trop souvent et dont il ne se fait pas de parler mais aussi le paradis porté parfois par un seul sourire ou regard.

Car ce regard que pose ma fille sur moi ne me parle que d’amour, un amour que j’essaie de retrouver, une quête que je fais quotidienne.


Je ne savais pas tout ca à l’époque et aujourd’hui, je ne sais toujours pas ce que mes filles vont encore me faire découvrir de moi et de la vie.


2 vues